Photo: Zenash Gezmu, minutenews

2h32

Histoire d'une marathonienne

De Gwendoline Soublin

Création prévue pour la saison 2021-2022.

Cette création sera inspirée par l'histoire de Zenash Gezmu, marathonienne d'origine éthiopienne, assassinée en 2017.

Commande d'écriture à l'autrice Gwendoline Soublin.

Partenaire : Le Mouffetard, Théâtre des Arts de la Marionnette.

Soutiens et production en cours.

A’ l’approche des Jeux Olympiques de 2024, je souhaite poursuivre mon travail sur l’endurance avec un nouveau projet de spectacle en abordant des sujets qui me semblent importants : l’athlétisme féminin, la vitalité dans l’effort sportif, les gestes qui bousculent la normalisation des désirs et surtout, l’endurance. Car, être endurant, c’est ne pas avoir peur de vivre. C’est un rapport au temps différent. C’est donc un état d’être poétique. Parler de l’endurance, c’est parler de notre rapport au monde et au temps. C’est retrouver le souffle de vie qui nous fait suer et sourire en même temps. C’est s’encourager à se dépasser pour le plaisir juste, pour la nécessité d’être, pour la liberté d’être.

Pour 54x13, j’ai écrit scéniquement une relation singulière entre un acteur constamment en mouvement et une figurine immobile. C’est dans cet "entre" que se déploie le spectacle, propre à un imaginaire personnel et collectif. Avec ce nouveau projet, je souhaite poursuivre cette recherche, sur ces "entres", ces géométries de l’invisible et du sensible.

Enfin, il m’importe de mettre en exergue avec ce nouveau projet, le concept de courage : le courage de celles et ceux qui courent, de celles et ceux qui ragent, le courage de celles et ceux qui vont faire des ménages dans des hôtels pour simplement vivre, le courage de celles et ceux qui luttent, qui chutent, qui se relèvent et avancent encore dans un élan vitaliste, le courage de celles et ceux qui par le corps et le souffle invitent à des gestes hors-normes de solidarité sans retours, le courage de celles et ceux qui bravent la facilité et le confort pour tendre poitrines, mains, hanches face au vent et à la vie aussi dure ou exaltante qu’elle puisse être.

Guillaume Lecamus, janvier 2020

© Morbus théâtre

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